J’ai eu envie aujourd’hui de partager avec vous cette lecture. Certains l’auront peut être découvert lorsqu’ils étaient au collège ou au lycée. Pour ma part, ce livre fut mis sur mon chemin il y a un an par une amie, qui est une véritable aventurière des temps modernes. Cette exploratrice des mers, du Monde et des Hommes m’a alors raconté avec son âme, ses émotions ses divers périples. Son bateau si cher à son cœur était nommé : J.Legoeland. Mais pourquoi ce nom ?? « Prends le temps de lire Jonathan Livingston Le Goéland, tu comprendras alors.. »

Me voici donc à feuilleter ce petit roman et quelle ne fut pas ma surprise à sa lecture !!! Un instant ou le conte philosophique nous emmène avec lui dans la clarté du ciel et l’épaisseur des nuages. Restons quelques instants ensemble à ressentir cette liberté si chère à notre cœur et notre être.

Ce récit initiatique est un véritable hymne à la réalisation de soi. Repousser ses limites pour se  réaliser pleinement en voilà tout un programme !! Et pourtant, c’est réellement possible. Jonathan un goéland ordinaire qui va devenir un goéland accompli dans sa quête de liberté nous montre la voie du dépassement de soi. Ce conte métaphorique nous amène à coup d’ailes à nous réaliser. Nous construisons tout au long de notre vie nos propres limites et nos  barrières qui nous empêchent dans certains cas de nous épanouir pleinement.  Nos pensées, nos codes sociaux sont parfois une entrave à cette quête de bonheur à laquelle nous aspirons tellement. L’apprentissage de ce détachement peut faire peur, car pour avancer il faut arriver à se débarrasser de ses préjugés si profondément ancrés. Mais il faut aussi apprendre à se connaître soi même : quels sont nos rêves, nos envies , nos passions??? Voilà un premier pas dans la quête de sa liberté intérieure : s’écouter, se comprendre et accepter si on le souhaite. Tout le long de ce chemin de vie, les autres sont à nos côtés : nos amis, nos amours, notre famille, nos collègues et même les personnes que nous semblons de prime abord détester !!! Ils ne sont pas un rempart à notre développement, au dépassement de soi bien au contraire c’est par le partage et l’enseignement que cette notion peut être comprise et acceptée. La transmission du savoir, voilà une autre clé intéressante dans la quête de liberté !! Jonathan Livingston le goéland nous transmet à travers ses vols, que les trajectoires de vie sont belles à explorer et qu’il ne s’agit pas d’erreurs de parcours comme on pourrait le penser mais  d’ étapes dans la réalisation de soi.

« Jonathan Livingston le Goéland  comprit que l’ennui, la peur et la colère sont les raisons pour lesquelles la vie des goélands est si brève et, comme il les avait chassés de ses pensées, il vivait pleinement une existence prolongée et belle » p.42

« Jonathan Livingston le goéland » se lit en 3 courtes parties :

Dans cette première partie Jonathan se rend compte qu’il est différent. Pour lui voler n’est pas une fin en soi mais le début de son apprentissage qui amènera à découvrir SA liberté. En cela Jonathan sort du cadre imposé par sa tribu où voler est un simple outil pour se nourrir. Jonathan essaye de rester dans cet esprit, afin d’être accepté par sa famille et sa tribu. Des remises en questions, des échecs mais surtout la domination de la peur de l’inconnu pousseront Jonathan vers des cieux plus accueillants et respectant ses envies.

« Mais Jon, lui demanda sa mère, pourquoi, mais pourquoi t’es-il donc si difficile, Jon, d’être comme tous les membres de la communauté ?.. »p.12

Dans cette seconde partie Jonathan rencontre d’autres goélands comme lui. C’est le début de son apprentissage. Détachement et acceptation sont pour son Paradis. Jonathan acquiert la confiance en lui, cette clé qui lui manquait pour accéder à une élévation pure de son esprit.

« Existe-t-il ce lieu que l’on nomme Paradis ? Non, Jon, il n’existe rien de tel. La paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans la temps. Le Paradis, c’est simplement d’être soi-même parfait » p.67

« il connut une fois encore qu’il n’était pas plume et os mais liberté et espace que rien au monde ne pouvait plus limiter » p.83

Dans cette troisième partie, Jonathan devient le « maître » de Fletcher, il transmet désormais son savoir comme d’autres lui ont transmis par le passé. Pour lui l’essentiel de son apprentissage se trouve dans l’amour de son prochain, c‘est en cela qu’il a trouvé SA liberté et son épanouissement. Il peut désormais être totalement libre, il est un goéland accompli.

« tu n’aime ni la haine, ni le mal c’est évident. Il faut t’efforcer  de voir le Goéland  véritable-celui qui est bon- en chacun de tes semblables et l’aider à se découvrir en lui-même. C’est là que j’entends par amour » p. 119

Je pense qu’au fond nous sommes tous des Jonathan, des Fletcher. Même si accéder au paradis est une longue  quête et un travail sur soi, n’oubliez pas que quoi qu’il en soit nous Sommes tous acteurs de notre propre vie. Rester soi même tout en respectant les autres et apprendre d’eux. Voilà peut être le début de la réalisation de soi.

A méditer…Naturellement…

 

Mélanie Gubin